Sur un PC, faire une capture d’écran est devenu aussi banal que d’envoyer un SMS, mais beaucoup perdent encore un temps fou à chercher le bon bouton ou à recadrer une photo floue prise avec un smartphone. Entre la touche impression écran, les nouveaux raccourcis clavier Windows, les outils intégrés comme l’outil capture et les habitudes héritées de Windows XP, il y a de quoi s’y perdre. Pourtant, avec trois ou quatre réflexes bien ancrés, un commerçant, une petite entreprise ou une collectivité locale peut documenter un bug, partager un devis à valider ou illustrer une formation interne en quelques secondes, sans bidouille.
Le plus intéressant, c’est que Windows, macOS et même certaines distributions Linux ont sérieusement simplifié le screenshot ces dernières années. Sous Windows, la combinaison Windows + Maj + S a totalement changé le quotidien de ceux qui font souvent du copier écran. Sur Mac, les combinaisons autour de Cmd + Maj sont devenues un langage commun dans les bureaux. Ce qui faisait perdre cinq minutes se règle maintenant en un réflexe de deux touches. Et ce gain de temps finit par compter quand on documente toutes ses procédures, qu’on forme une équipe ou qu’on prépare un support client.
En bref
- Windows + Impr écran capture tout l’écran, enregistre automatiquement dans le dossier Captures d’écran et copie aussi l’image dans le presse-papiers.
- Impr écran seule ou Alt + Impr écran restent pratiques pour copier rapidement l’écran ou la fenêtre active puis coller dans Paint, Word, un mail, etc.
- Windows + Maj + S ouvre l’outil capture moderne de Windows pour sélectionner précisément une zone, avec options d’annotation et d’enregistrement d’écran ciblé.
- Windows + Alt + Impr écran déclenche la Windows capture via la barre de jeu, très utile pour les jeux, les applis plein écran et les tutoriels vidéo ou image.
- Sur les claviers sans touche écran dédiée, des combinaisons alternatives (Fn + Windows + Espace, remappage avec PowerToys) permettent de garder un accès rapide au screenshot.
- Sur Mac, plusieurs variantes de mac capture (Cmd + Maj + 3, 4 ou 5) couvrent l’écran complet, une sélection, une fenêtre ou même l’enregistrement d’écran.
Raccourcis clavier Windows pour capturer tout l’écran sans réfléchir
Pour les petites structures, le besoin le plus courant reste la copie de tout ce qui s’affiche sur l’écran : facture en ligne, back-office, bug à envoyer au prestataire, tableau Excel avant modification. Là, le duo gagnant, c’est Impr écran et surtout Windows + Impr écran. La différence entre les deux change vraiment la donne au quotidien.
La simple pression sur la touche écran Impr. écran (souvent notée PrtScrn) envoie une image complète de l’écran dans le presse-papiers. Rien ne s’affiche, aucun message ne confirme, mais en ouvrant Paint, Word ou un email puis en collant (Ctrl + V), l’image apparaît. C’est la méthode la plus basique de copier écran, celle que beaucoup utilisent encore pour faire des captures rapides à insérer dans un document.
Le raccourci Windows + Impr écran va plus loin et, pour un entrepreneur pressé, c’est souvent le meilleur réflexe à adopter. Quand tu appuies sur ces deux touches, l’écran s’assombrit brièvement, un peu comme un obturateur, et la capture d’écran est automatiquement enregistrée dans le dossier Images > Captures d’écran de l’utilisateur, au format PNG. En parallèle, l’image est aussi copiée dans le presse-papiers, ce qui permet de la coller immédiatement dans un logiciel sans aller la chercher dans l’explorateur.
Ce double fonctionnement change tout pour les équipes qui jonglent entre plusieurs tâches. Un camping qui gère ses réservations en ligne peut, par exemple, enchaîner les captures d’écran de son planning avant et après une mise à jour, les retrouver ensuite triées dans le dossier Captures d’écran, tout en les collant au fil de l’eau dans un document de suivi ou un ticket envoyé à l’éditeur de logiciel.
Autre détail qui compte dans la vraie vie : l’emplacement par défaut de ces fichiers. Sur beaucoup de postes, le disque système est vite saturé et on ne pense jamais aux captures qui s’accumulent. Bonne nouvelle, Windows permet de modifier le dossier d’enregistrement en quelques clics. En ouvrant le dossier Images, clic droit sur Captures d’écran, onglet Emplacement, puis bouton Déplacer, on peut rediriger toutes les futures captures vers un espace réseau partagé, un second disque ou un dossier synchronisé avec un cloud. Pour une petite équipe, cela permet de centraliser les preuves, les tutos internes et les échanges avec les fournisseurs.
Ce raccourci a pourtant une limite : il capture absolument tout l’écran, y compris les onglets inutiles, les notifications ou les dossiers du bureau. Pour un support client propre ou un tutoriel à destination d’un partenaire, ce manque de ciblage peut gêner. C’est là qu’entrent en jeu les combinaisons destinées à la fenêtre active ou à une zone précise, beaucoup plus adaptées aux contenus professionnels qu’on ne veut pas surcharger.

Impression écran, fenêtre active et ancien réflexe Paint: les basiques à maîtriser
La plupart des responsables de TPE ont déjà vu quelqu’un faire une capture d’écran en appuyant sur Impr écran, en ouvrant Paint, puis en collant l’image pour l’enregistrer manuellement. Ce processus reste tout à fait valable en 2026, et parfois même rassurant pour ceux qui aiment garder le contrôle sur chaque étape du screenshot. Il mérite juste d’être affiné.
Le schéma de base est simple. D’abord, on affiche ce que l’on souhaite capturer en s’assurant que rien ne vient masquer la zone ciblée. Ensuite, on appuie sur Impr écran, parfois accompagné de Fn sur certains portables. L’écran n’affiche aucun signal, mais l’image se trouve dans le presse-papiers. On ouvre ensuite Paint (ou un autre éditeur d’image léger), on colle avec Ctrl + V, puis on enregistre l’image au format PNG ou JPG.
Cette méthode présente un avantage discret mais réel pour des artisans ou des professions libérales qui travaillent avec des sites externes sensibles. Avant d’enregistrer, on peut recadrer l’image, flouter un nom, masquer un montant ou jouer sur le format. Le PNG reste souvent le meilleur compromis pour les captures : bonne qualité, texte net et poids raisonnable, idéal pour un envoi par mail ou l’intégration sur un site.
Pour éviter de capturer tout et n’importe quoi, la combinaison Alt + Impr écran mérite une place de choix sur les pense-bêtes collés aux écrans des bureaux. Elle ne cible que la fenêtre active. Concrètement, si un commerçant a son logiciel de caisse ouvert devant un navigateur, il peut cliquer sur la fenêtre de caisse, appuyer sur Alt + Impr écran, puis coller l’image directement dans un mail pour son support. Il n’aura pas besoin de rogner ou de masquer le reste du bureau, puisque seule la fenêtre concernée aura été copiée.
Ce type de copier écran sélectif fait gagner un temps précieux dans tous les métiers qui travaillent avec plusieurs applis ouvertes en parallèle. Dans une petite industrie, on voit souvent un ERP, un tableur et une messagerie alignés sur trois écrans. Le bon réflexe est alors de cliquer d’abord sur la fenêtre qui pose problème, puis d’utiliser Alt + Impr écran pour ne pas mélanger les captures.
Pour ceux qui se demandent où toutes ces captures finissent, un petit détour par l’historique du presse-papiers avec Windows + V peut changer la donne. Lorsque cette option est activée, Windows stocke plusieurs copies récentes, y compris les captures d’écran. Dans le cadre d’un reporting mensuel, cela permet de coller successivement plusieurs captures dans un document sans avoir à les enregistrer une par une sur le disque, ce qui simplifie beaucoup la vie des assistantes, responsables d’office de tourisme ou chargés de com qui travaillent sur des bilans détaillés.
Windows + Maj + S et l’outil capture: l’arme fatale pour les zones précises
Dès que l’on cherche à produire un contenu propre pour un site, un guide PDF ou une formation, les captures pleine page montrent vite leurs limites. Un simple bouton à surligner dans un back-office, une mention légale à vérifier, un tableau de bord à isoler : la sélection partielle devient indispensable. C’est exactement le rôle de la combinaison Windows + Maj + S, qui déclenche l’outil capture intégré à Windows.
En appuyant sur ces trois touches, l’écran se grise légèrement et un petit bandeau apparaît en haut avec plusieurs modes de capture. Le mode par défaut, rectangulaire, permet de tracer une zone à la souris, du coin supérieur gauche au coin inférieur droit, et d’obtenir une capture d’écran propre concentrée sur l’essentiel. Pour un gérant de boutique qui prépare une mini-formation interne, cela signifie qu’il peut montrer seulement la partie utile de l’interface, sans polluer l’image par ses favoris, son fond d’écran ou ses notifications privées.
Les autres modes ne sont pas à négliger. La capture forme libre autorise des contours irréguliers, pratique pour isoler une courbe sur un graphique ou un logo dans un coin d’écran. La capture de fenêtre permet, elle, de cliquer sur une application ou une boîte de dialogue sans recadrer à la main. Enfin, la capture plein écran du même outil peut remplacer les méthodes plus classiques tout en redirigeant directement le résultat vers l’éditeur de l’outil.
Une fois la zone choisie, Windows affiche une petite notification : un clic dessus ouvre l’éditeur de capture. C’est là que les choses deviennent vraiment intéressantes pour la productivité. L’utilisateur peut surligner un élément, entourer un bouton, ajouter du texte, voire utiliser la fonction d’extraction de texte si la version de l’outil le permet. Pour un cabinet médical qui explique à ses secrétaires comment utiliser un portail de remboursement, cette capacité à annoter à chaud chaque screenshot fait toute la différence.
Par défaut, ces captures peuvent être simplement copiées et collées, ou enregistrées manuellement depuis l’outil. Certains réglages permettent aussi de gérer l’enregistrement automatique dans un dossier choisi. En allant dans les paramètres de l’outil capture, puis dans la section dédiée à l’enregistrement des originaux, il est possible de définir un emplacement personnalisé, par exemple un dossier partagé sur le serveur de l’entreprise. Utile quand plusieurs personnes alimentent une même base de tutoriels ou de procédures.
Pour une agence, un office de tourisme ou un réseau d’artisans, cette fonction devient presque un mini studio graphique intégré. Elle évite de basculer constamment vers des logiciels lourds et permet de produire des visuels clairs en quelques minutes. La vraie clé, c’est de prendre le réflexe Windows + Maj + S dès que la capture doit être nette, ciblée et exploitable directement dans un support.
Captures d’écran avancées: barre de jeu, claviers sans Impr écran, PSR et enregistrement écran
Certaines situations demandent plus que le trio classique Impr écran, Windows + Impr écran et Windows + Maj + S. Dès que l’on touche au jeu vidéo, aux applis plein écran, aux formations longues ou aux diagnostics complexes, d’autres outils entrent dans la danse. Beaucoup de structures ignorent ces fonctions, alors qu’elles sont déjà installées sur la plupart des postes.
La Windows capture via la barre de jeu reste sous-utilisée hors du monde gaming, alors qu’elle est très efficace. En appuyant sur Windows + G, on ouvre la barre de jeu avec des boutons d’enregistrement, de capture d’écran et de diffusion. Le raccourci Windows + Alt + Impr écran permet de déclencher directement une capture d’image de la fenêtre de jeu ou de l’application en plein écran, sans passer par l’interface. Les fichiers sont stockés dans le dossier Vidéos > Captures, que l’on peut déplacer si besoin en déplaçant le dossier ou en ajustant les préférences.
Ce mécanisme ne sert pas qu’aux joueurs. Un formateur qui présente un logiciel en plein écran peut ainsi capturer des étapes précises, sans que la barre des tâches ou les fenêtres annexes ne viennent s’inviter dans l’image. Pour un tuto à destination d’un réseau de franchisés, le rendu est beaucoup plus pro, sans travail de retouche derrière.
Autre cas fréquent sur le terrain : les portables sans touche écran dédiée. Certains modèles, notamment d’entrée de gamme, n’affichent pas de touche Impr écran. Sur ces claviers, les constructeurs proposent souvent un raccourci dédié, typiquement Fn + Windows + Espace, qui permet de faire une capture plein écran enregistrée dans le même dossier que les autres. Quand aucune solution n’est visible, un outil comme PowerToys permet de remapper la fonction impression écran sur une autre touche, par exemple F12 ou une combinaison peu utilisée.
Pour les diagnostics complexes, notamment quand un utilisateur ne sait pas expliquer ce qu’il fait, l’outil PSR.exe (enregistreur d’actions) reste une pépite méconnue. En le lançant via la commande psr.exe, on obtient une petite barre qui commence à capturer automatiquement une série d’écrans à chaque clic ou changement de fenêtre. L’utilisateur clique sur Démarrer l’enregistrement, réalise les manipulations qui posent problème, puis arrête la capture. Le système génère ensuite un rapport HTML avec toutes les captures, les zones cliquées et un résumé des actions. Pour un prestataire informatique ou une agence web qui accompagne des TPE, ce type de fichier vaut souvent mille explications au téléphone.
Enfin, sans aller jusqu’au montage vidéo, plusieurs outils natifs ou intégrés (notamment via la barre de jeu ou, sur Mac, via Cmd + Maj + 5) permettent d’enregistrer écran en vidéo. Un responsable peut ainsi enregistrer la configuration d’un compte publicitaire, la création d’un produit dans une boutique en ligne ou la saisie d’une commande complexe. Ces enregistrements complètent parfaitement les captures d’écran fixes, surtout pour les procédures qui demandent un minimum de mouvement ou de contexte.
Le point commun de ces fonctions avancées, c’est qu’elles évitent d’installer des logiciels tiers parfois lourds, payants ou peu sécurisés. En misant sur les outils natifs, une petite structure garde un environnement plus maîtrisé, plus stable, tout en gagnant un vrai confort pour ses démonstrations et son support.
Tableau récapitulatif: comparer d’un coup d’œil les principaux raccourcis de screenshot
Quand plusieurs personnes utilisent la même machine ou lorsqu’on gère un parc d’ordinateurs dans une petite entreprise, un tableau clair reste souvent plus utile qu’un long texte. Voici une synthèse des principaux raccourcis clavier pour la capture d’écran sous Windows, avec quelques équivalents mac capture pour celles et ceux qui jonglent entre les deux environnements.
| Plateforme | Raccourci | Type de capture | Comportement par défaut |
|---|---|---|---|
| Windows | Impr écran | Écran complet | Copie dans le presse-papiers, collage possible dans Paint, Word, mail |
| Windows | Windows + Impr écran | Écran complet | Enregistre dans Images > Captures d’écran au format PNG et copie dans le presse-papiers |
| Windows | Alt + Impr écran | Fenêtre active uniquement | Copie dans le presse-papiers, idéale pour un copier écran ciblé |
| Windows | Windows + Maj + S | Zone, fenêtre ou plein écran via outil capture | Ouvre l’outil capture pour sélectionner, annoter et enregistrer écran partiel |
| Windows | Windows + Alt + Impr écran | Fenêtre de jeu / appli barre de jeu | Enregistre dans Vidéos > Captures, utile pour les jeux et tutos en plein écran |
| Windows (certains portables) | Fn + Windows + Espace | Écran complet | Capture lorsque la touche Impr écran physique est absente |
| macOS | Cmd + Maj + 3 | Écran complet | Enregistre un fichier sur le bureau ou l’emplacement choisi |
| macOS | Cmd + Maj + 4 | Zone sélectionnée | Permet de tracer une zone, très proche du comportement de Windows + Maj + S |
| macOS | Cmd + Maj + 5 | Outil de capture et vidéo | Interface pour capturer, enregistrer écran en vidéo et choisir l’emplacement |
Pour une équipe mixte, noter ces combinaisons sur une fiche plastifiée à côté des postes évite une foule de questions récurrentes. Ce tableau peut même être adapté aux habitudes locales : on surligne en fluo les trois raccourcis qui serviront vraiment chaque semaine, plutôt que de chercher à tout mémoriser.
Quel est le meilleur raccourci clavier Windows pour une capture d’écran rapide au quotidien ?
Pour un usage quotidien sur Windows, le plus polyvalent reste Windows + Impr écran. Il capture tout l’écran, enregistre automatiquement un fichier PNG dans le dossier Images > Captures d’écran et copie aussi l’image dans le presse-papiers. On peut donc à la fois retrouver la capture plus tard et la coller immédiatement dans un mail ou un document.
Comment faire une capture d’une seule fenêtre sans recadrer ?
Pour ne capturer que la fenêtre active, clique d’abord sur cette fenêtre puis utilise le raccourci Alt + Impr écran. L’image de cette fenêtre seule est copiée dans le presse-papiers. Tu peux ensuite coller dans Paint, Word, un ticket de support ou un email sans avoir à rogner les bords.
Comment sélectionner une zone précise de l’écran sous Windows ?
Le raccourci Windows + Maj + S ouvre l’outil capture moderne de Windows. L’écran se grise et tu peux choisir le mode rectangulaire pour tracer une zone, ou d’autres modes comme la capture de fenêtre. La zone sélectionnée est copiée dans le presse-papiers et peut être annotée ou enregistrée depuis l’outil.
Que faire si mon clavier n’a pas de touche impression écran ?
Sur certains ordinateurs portables, la touche Impr écran n’existe pas physiquement. Dans ce cas, il faut tester le raccourci Fn + Windows + Espace, souvent configuré par le fabricant pour faire un screenshot plein écran. Si rien ne se passe, tu peux utiliser Windows + Maj + S ou remapper une autre touche vers la fonction de capture avec un outil comme PowerToys.
Existe-t-il un raccourci équivalent pour faire un screenshot sur Mac ?
Oui, sur macOS les principaux raccourcis sont Cmd + Maj + 3 pour capturer tout l’écran, Cmd + Maj + 4 pour sélectionner une zone, et Cmd + Maj + 5 pour ouvrir un outil plus complet qui gère aussi l’enregistrement écran en vidéo. Ces combinaisons couvrent la majorité des besoins professionnels, de la simple capture au tutoriel illustré.
