Passer d’un site Joomla vieillissant à un WordPress moderne ressemble souvent à un chantier qu’on repousse sans arrêt. Peur de casser le référencement SEO, crainte de perdre des années de contenus, impression de se lancer dans un transfert site web complètement hors de contrôle…
Pourtant, une migration Joomla WordPress bien préparée peut devenir un levier : back-office plus fluide, compatibilité plugins bien plus large, design simplifié à gérer, outils marketing intégrés. L’enjeu consiste moins à « tout refaire » qu’à organiser une conversion contenu propre, avec des étapes migration claires, pour transformer un site figé en plateforme éditoriale vivante.
Dans beaucoup de PME, la bascule se décide le jour où l’équipe communication n’ose plus toucher à Joomla sans appeler le développeur historique. Chaque importation articles devient un mini-projet, le moindre formulaire prend des jours, et la stratégie de contenu reste au point mort. Là où Joomla demandait des contournements permanents, WordPress permet d’éditer, tester, mesurer beaucoup plus vite.
Ce changement de CMS n’est pourtant pas qu’un sujet technique : il sert aussi à remettre à plat l’arborescence, le ton éditorial, les gabarits de pages, pour coller davantage à la réalité commerciale de l’entreprise. L’objectif de ce guide est de montrer comment organiser une migration sans stress, étape par étape, avec des garde-fous concrets plutôt qu’un grand saut dans le vide.
En bref
- WordPress offre une flexibilité éditoriale et une compatibilité plugins bien supérieures à Joomla pour les sites orientés contenu, vitrine ou génération de leads.
- Une préparation migration structurée repose sur la sauvegarde données complète, l’environnement de test et la cartographie des URLs existantes.
- Un plugin dédié comme FG Joomla to WordPress sécurise le transfert base de données et l’importation articles sans manipulations manuelles risquées.
- Le référencement SEO se protège avec une structure de permaliens stable, des redirections 301, un nettoyage des liens brisés et un suivi dans la Search Console.
- Après la conversion contenu, le vrai chantier consiste à choisir un thème sobre, installer quelques extensions clés et repenser la stratégie éditoriale.
Migration Joomla WordPress : pourquoi envisager le changement maintenant
Avant de se plonger dans les scripts et les plugins, la question de fond reste toujours la même : pourquoi engager une migration Joomla WordPress alors que le site tourne encore, tant bien que mal ? Sur le terrain, la décision arrive rarement après un simple comparatif technique.

Elle émerge plutôt d’une accumulation de frictions au quotidien : mises à jour qui font peur, interface peu intuitive, extensions plus maintenues, temps passé à « bricoler » plutôt qu’à créer du contenu.
Un exemple : la société fictive Atelier Morizet, fabricant de mobilier sur mesure avec un site Joomla 2.5. Pendant des années, le site s’est contenté de quelques pages vitrines et d’un formulaire de contact. Au moment où l’équipe souhaite publier des réalisations chaque semaine, structurer des catégories par type de projet et lancer une newsletter, tout se grippe. Chaque nouvelle page demande l’intervention d’un prestataire, le back-office stresse les équipes, et personne ne sait vraiment quels contenus performent.
C’est souvent à ce moment-là que l’idée de passer sous WordPress s’impose. Non pas pour suivre une mode, mais pour redonner la main aux équipes internes. L’éditeur de blocs de WordPress permet de composer des pages riches sans écrire une ligne de code, les types de contenus personnalisés autorisent des gabarits adaptés (projets, fiches produit, FAQ…), et le nombre d’extensions pour le marketing ou l’analytics ouvre d’autres perspectives qu’un simple site vitrine figé.
Joomla vs WordPress : un choix d’usage, pas de fierté technique
Les débats « Joomla vs WordPress » peuvent vite tourner à l’idéologie, alors que l’enjeu principal reste très concret : qui utilise le site, à quelle fréquence, pour faire quoi. Joomla garde des atouts pour des portails complexes avec gestion de droits avancés. WordPress, lui, a clairement pris l’avantage sur les projets éditoriaux et commerciaux qui misent sur une création de contenu régulière.
Pour se faire une idée précise, un détour par un comparatif détaillé comme ce guide Joomla vs WordPress aide à trancher en regardant les points qui comptent vraiment : ergonomie du back-office, disponibilité de thèmes modernes, sécurité, fréquence des mises à jour, coût global de maintenance. Dans la majorité des cas de TPE/PME, la balance penche vers WordPress simplement parce qu’il réduit la dépendance à un profil très technique pour les tâches du quotidien.
D’ailleurs, les équipes qui basculent ressentent très vite la différence : moins de peur de « tout casser », plus de capacité à tester un nouveau modèle de page, à dupliquer une campagne, à corriger un texte au vol. Pour un responsable marketing qui jongle entre boutique physique, réseaux sociaux et relation client, ce changement de posture vaut largement le temps consacré à la migration.
Écosystème et compatibilité plugins : l’effet réseau WordPress
L’autre argument rarement contesté tient à l’écosystème. WordPress bénéficie d’une base gigantesque de développeurs, d’intégrateurs et de créateurs de plugins. Résultat : pour la plupart des besoins classiques d’un site d’entreprise, la compatibilité plugins WordPress n’est pas un sujet. Formulaires avancés, gestion d’événements, réservation, e-commerce, tracking, automatisations marketing… presque tout existe, souvent en plusieurs variantes.
À l’Atelier Morizet, le besoin de proposer un catalogue évolutif avec filtres par matériau et par style aurait demandé un développement lourd sous Joomla. Une fois la migration réalisée, un simple couple « type de contenu personnalisé + plugin de filtre » a suffi, sans code spécifique. Ce genre d’exemple se répète souvent : la migration ouvre l’accès à des solutions prêtes à l’emploi, là où l’ancien CMS imposait du sur-mesure coûteux.
Se priver de cet effet réseau en 2026 revient un peu à refuser un smartphone pour rester sur un téléphone à clapet : ça marche encore pour passer des appels, mais tout ce qui gravite autour devient compliqué. Pour un site web, ce « tout ce qui gravite autour » représente justement la génération de leads, la mesure, le SEO, la newsletter, les tunnels simples… tout ce qu’une PME a intérêt à maîtriser.
SEO, performances et maintenance : des gains visibles après migration
Sur la partie référencement SEO, WordPress ne joue pas la magie, mais simplifie une foule de choses. La structure de permaliens se règle en quelques clics, la gestion des métadonnées est prise en charge par des extensions solides comme Yoast ou Rank Math, les sitemaps XML se génèrent automatiquement, et la plupart des thèmes raisonnables intègrent déjà un balisage propre.
Côté performance, la combinaison d’un hébergement correct, d’un plugin de cache et d’une feuille de style bien pensée permet de gagner de précieuses secondes au chargement. L’Atelier Morizet a vu son temps de chargement passer de plus de 4 secondes en moyenne à 1,7 seconde après migration, simplement en choisissant un thème léger et en activant un cache côté serveur. Ce genre d’optimisation reste possible sur Joomla, mais se heurte plus souvent à la fragmentation des extensions et à un code héritage moins facile à épurer.
Enfin, la maintenance. Sur WordPress, les mises à jour de cœur, de thèmes et de plugins sont centralisées, avec des alertes claires. Couplées à un système de sauvegarde données régulier, elles permettent de tenir le site à jour sans vivre chaque mise à jour comme un pari risqué. C’est précisément cette routine maîtrisée qui, à terme, rend la migration aussi intéressante côté technique que côté marketing.
En résumé, basculer maintenant vers WordPress n’est pas qu’une question de modernité : c’est un moyen de reprendre la main sur un outil qui accompagne le business au lieu de le freiner.
Préparer la migration Joomla WordPress : sauvegardes, test et cartographie
Une migration sans stress commence bien avant l’installation de WordPress. Le socle, c’est une préparation migration solide : sauvegarde données sérieuse, environnement de test isolé, inventaire des contenus. Sans ce trio, la moindre erreur peut se transformer en coupure de site ou en perte de pages stratégiques. Avec lui, on se contente de corriger, d’ajuster, parfois de recommencer une étape, sans mettre en péril le site en production.
Reprenons l’Atelier Morizet. Avant d’installer quoi que ce soit, l’agence chargée de la migration a posé une condition non négociable : pas un seul changement sans backup complet de Joomla, stocké hors du serveur. Puis création d’un sous-domaine de préproduction, installation de WordPress vierge, et mise au point d’une feuille de route listant toutes les étapes migration, dans l’ordre, avec les points de contrôle associés.
Sauvegarde données Joomla : le parachute qu’il ne faut pas bâcler
Premier pilier : la sauvegarde. Un simple export de base de données ne suffit pas, tout comme une simple copie des fichiers via FTP reste incomplète. Il faut les deux. Sur Joomla, des extensions comme Akeeba Backup facilitent la tâche, mais une sauvegarde « manuelle » bien réalisée fait aussi le travail : téléchargement des fichiers du site, export SQL complet via phpMyAdmin, contrôle du poids et de la cohérence des archives.
Cette sauvegarde doit ensuite être copiée en dehors de l’hébergement, par exemple sur un stockage cloud ou un disque dur externe. Pourquoi autant de précautions ? Parce qu’en cas de problème grave durant le transfert site web ou la conversion contenu, cette archive permet de restaurer le site dans son état initial, sans s’en remettre à la chance ou à la bonne volonté de l’hébergeur.
Une bonne pratique consiste d’ailleurs à tester brièvement la restauration de cette sauvegarde sur un environnement local ou un second hébergement. Si la restauration échoue en test, elle échouera aussi le jour où l’on en aura vraiment besoin. Ce contrôle demande un peu de temps, mais évite des sueurs froides plus tard.
Environnement de test : migrer à l’abri des visiteurs
Deuxième pilier : l’environnement de test. Lancer la migration directement sur le site officiel reviendrait à refaire une cuisine en plein service du midi. Mieux vaut installer WordPress sur un sous-domaine (du type test.monsite.fr) ou dans un dossier séparé. Cet espace de préproduction permet d’installer le plugin de migration, tester l’importation articles et régler les problèmes sans impacter les visiteurs réels.
Pour certains, travailler en local avec une pile type LAMPP ou similaire reste plus confortable, notamment quand la connexion internet n’est pas au top. Un tutoriel dédié sur l’hébergement local aide à mettre ça en place. L’important n’est pas l’outil choisi, mais le principe : on ne touche pas au Joomla de production tant que la version WordPress n’est pas testée, vérifiée et prête à prendre le relais.
Cet environnement sert aussi à tester le futur thème, la compatibilité plugins, les formulaires et les modules de tracking. L’Atelier Morizet a par exemple utilisé cet espace pour simuler quelques campagnes d’acquisition et vérifier que les conversions remontaient bien dans les outils d’analytics avant de basculer le site officiel.
Cartographier contenus et URLs : la base du futur plan de redirections
Troisième pilier : la cartographie. Pour préserver le référencement SEO, il faut savoir ce que l’on a, et sous quelles adresses. Une extraction de l’index via un crawler, la récupération du sitemap XML de Joomla, voire un export d’URLs depuis l’outil de statistiques actuel, permet de constituer une liste claire des pages à migrer et de leurs performances.
Cette liste sert ensuite à dresser un mapping entre anciennes et nouvelles URLs. Même si le plugin de migration gère la conversion contenu et les liens internes, il ne connaît pas la future structure de permaliens WordPress. Ce travail de cartographie est donc le socle sur lequel s’appuyer pour les redirections 301.
Au passage, on découvre souvent des contenus obsolètes, des pages quasi vides, des doublons. La migration devient alors l’occasion de faire du tri et de se concentrer sur les pages qui génèrent encore du trafic ou de la valeur business. L’idée n’est pas de tout jeter, mais de profité de la bascule pour alléger l’historique et clarifier la structure éditoriale.
Une fois ces trois briques en place, on peut commencer à parler d’outils de migration sans avoir l’impression de marcher sur une corde raide.
Utiliser FG Joomla to WordPress : automatiser le transfert base de données sans se faire peur
Quand le terrain est préparé, la question devient très concrète : comment passer du Joomla réel au WordPress en test. On pourrait tout faire à la main, en copiant-collant les textes et les médias, mais cette approche se heurte vite à la fatigue, aux erreurs et aux oublis, surtout pour les sites qui comptent des dizaines de pages ou des années d’archives. D’où l’intérêt des plugins spécialisés de conversion contenu.
Parmi eux, FG Joomla to WordPress, développé par Frédéric Gilles, s’est imposé comme un standard de fait. Son but est simple : gérer le transfert base de données en tirant parti de la structure de Joomla, pour injecter propres articles, catégories, menus et médias dans WordPress, tout en réécrivant les liens internes.
Pourquoi un plugin dédié change la donne
Un plugin spécialisé comme FG Joomla to WordPress apporte plusieurs bénéfices concrets. Il sait se connecter à la base Joomla, lire les tables avec le bon préfixe, interpréter les types de contenus natifs et, dans sa version avancée, différents composants tiers. Concrètement, cela évite des opérations SQL manuelles et des scripts maison toujours un peu fragiles.
L’outil gère aussi les volumes importants : si l’hébergeur coupe la connexion en plein milieu de l’import, on peut relancer le processus, qui reprend là où il s’est arrêté. Pour l’Atelier Morizet, ce point s’est avéré utile lors du premier import, interrompu après 2 000 articles. Un simple nouveau clic a permis de poursuivre sans repartir de zéro.
Autre point important : la réécriture des liens internes. Le plugin propose une fonction pour mettre à jour les URLs incluses dans les contenus, afin qu’elles pointent vers les nouvelles adresses WordPress plutôt que vers les anciennes pages Joomla. Ce détail fait gagner un temps considérable et évite beaucoup de liens cassés.
Étapes clés de l’importation articles avec FG Joomla to WordPress
Sur le terrain, le déroulé ressemble à ceci :
- Installer WordPress sur l’environnement de test (sous-domaine ou dossier séparé), vierge de tout contenu important.
- Ajouter l’extension FG Joomla to WordPress via le menu Extensions, l’activer, puis accéder au module d’import par le menu Outils.
- Renseigner les paramètres de connexion à la base Joomla : URL du site en production, serveur de base de données, nom de la base, identifiant, mot de passe, préfixe de table.
- Vérifier la connexion avec le bouton de test, corriger si nécessaire.
- Choisir les options de comportement (import des médias, des menus, suppression éventuelle du contenu WordPress existant) en fonction du projet.
- Lancer l’import et suivre l’avancement, puis déclencher la fonction de modification des liens internes une fois l’opération achevée.
Une fois ces étapes franchies, la majorité du travail de transfert site web est déjà réalisée. Les contenus Joomla existent désormais dans WordPress, prêts à être réorganisés et stylés via le futur thème. On passe alors d’un chantier de plomberie de données à un travail de conception éditoriale et graphique.
C’est aussi le moment de vérifier quelques points structurants : les catégories ont-elles bien été reprises ? Les images s’affichent-elles correctement ? Les menus récupérés font-ils sens ou méritent-ils une refonte ? Ces contrôles, réalisés sur l’environnement de test, évitent de découvrir un problème le jour de la mise en ligne.
Pour les cas plus complexes (multilingue, composants spécifiques, e-commerce), la version premium du plugin propose des modules complémentaires. Selon la configuration de départ, l’investissement peut être largement rentabilisé par le temps épargné en scripts spécifiques.
Limiter l’impact SEO : permaliens, redirections et contrôle qualité après bascule
Une migration Joomla WordPress bien menée peut rester quasi invisible pour Google… ou déclencher une chute de trafic difficile à rattraper si l’on traite le sujet à la légère. Protéger le référencement SEO ne relève pas de la magie, mais d’un ensemble de gestes pragmatiques : stabiliser la structure d’URL, mettre en place des redirections cohérentes, surveiller les erreurs et corriger ce qui casse.
L’Atelier Morizet avait déjà vécu une refonte ratée, avec une perte de 40 % de trafic un an plus tôt sur un autre site, faute de plan de redirections. Cette fois, la règle a été claire : aucune mise en ligne sans mapping complet des pages clés et surveillance serrée dans la Search Console sur les premières semaines.
Structure de permaliens et redirections 301 : le tandem indispensable
La première décision touche la structure de permaliens WordPress. Pour un site d’entreprise, le réglage « Nom de l’article » convient très bien. Certains projets choisiront une structure intégrant des catégories, d’autres privilégieront la simplicité. L’essentiel est de choisir une structure stable, qui n’évoluera pas tous les ans.
Ensuite, vient la mise en place des redirections 301. Grâce à la cartographie réalisée au départ, chaque ancienne URL Joomla importante se voit associer une nouvelle URL WordPress. Un plugin comme Redirection permet de gérer ces ponts à partir d’un simple tableau, tandis que certains préfèrent enregistrer ces règles directement côté serveur via le .htaccess.
Pour avoir une vue claire, un tableau comparatif peut aider à choisir les bons réglages de base avant de déployer les redirections :
| Élément | Joomla (avant) | WordPress (après) | Impact sur le SEO |
|---|---|---|---|
| Format d’URL | index.php?option=com_content&id=123 | /nom-de-page/ | Amélioration nette de la lisibilité et du clic en résultats de recherche. |
| Plan de site XML | Géré par extension Joomla variable | Sitemap généré par plugin SEO | Découverte plus rapide des nouvelles pages par Google. |
| Redirections 301 | Souvent inexistantes ou partiales | Centralisées via plugin ou .htaccess | Préservation du PageRank et des positions existantes. |
| Liens internes | Hardcodés, parfois relatifs | Réécrits pendant la migration | Maillage interne cohérent, moins de 404 internes. |
Ce travail peut paraître un peu fastidieux, mais c’est lui qui fait la différence entre une courbe de trafic stable et une dégringolade après bascule.
Chasser les liens brisés et surveiller les signaux dans la Search Console
Une fois WordPress en ligne, la chasse aux erreurs commence. Un outil de vérification de liens cassés (plugin type Broken Link Checker ou audit externe) permet de repérer les 404 internes. L’objectif n’est pas d’atteindre un score parfait, mais d’éliminer les erreurs les plus visibles pour l’utilisateur et les plus pénalisantes pour le crawl.
En parallèle, Google Search Console devient le tableau de bord principal. Les rapports sur les erreurs d’exploration, les performances par page et les requêtes aident à identifier les zones qui souffrent de la migration. Une légère baisse temporaire peut arriver, mais au-delà de quelques semaines, une chute durable signale souvent un problème de redirections ou de contenu manquant.
Sur le site de l’Atelier Morizet, un suivi hebdomadaire a permis de repérer rapidement une série d’anciennes pages catalogues non redirigées. Une fois les 301 ajoutées, la tendance s’est stabilisée. Ce type d’ajustement fait partie du quotidien post-migration, et il vaut mieux le voir comme une phase d’affinage que comme un échec du plan initial.
Pour ceux qui envisagent aussi d’autres refontes de CMS, un retour d’expérience sur la migration Drupal et refonte de site montre que les réflexes SEO restent assez similaires : cartographie, redirections, contrôle des erreurs et ajustements continus.
Après la migration : thème, plugins essentiels et nouvelle stratégie de contenu
Une fois la conversion contenu réalisée et les redirections en place, le site tourne déjà sous WordPress. Pourtant, le chantier ne s’arrête pas là. C’est à ce moment précis que l’on passe d’un projet de migration à un projet d’amélioration continue. Le choix du thème, la sélection des extensions, la mise en place d’un calendrier éditorial et les nouveaux gabarits de pages jouent un rôle décisif pour rentabiliser l’effort consenti.
C’est ici que beaucoup s’arrêtent trop tôt, en considérant que le travail est fini dès que le site s’affiche correctement. Pourtant, c’est maintenant que les équipes peuvent exploiter le potentiel du nouveau CMS pour structurer un blog, des études de cas, des ressources téléchargeables ou des fiches produit mieux pensées.
Choisir un thème cohérent : sobriété et performance avant les effets visuels
Le thème conditionne à la fois l’apparence du site et le confort d’édition pour les équipes. Pour une migration Joomla WordPress, mieux vaut viser un thème sobre, léger, compatible avec l’éditeur de blocs natif plutôt qu’un mastodonte plein d’effets visuels difficile à maintenir. Cette approche permet de garder une marge de manœuvre pour l’avenir, sans devoir rester prisonnier d’un constructeur de pages propriétaire.
À l’Atelier Morizet, le thème choisi proposait une poignée de gabarits de pages bien pensés plutôt qu’une bibliothèque de 150 modèles. Résultat : l’équipe a rapidement pris ses marques, les temps de chargement sont restés raisonnables, et les futures évolutions n’exigent pas de tout faire refaire par un intégrateur.
Le choix du thème peut aussi reprendre certains codes graphiques de l’ancien Joomla, pour ne pas dérouter totalement les visiteurs fidèles. Logo, palette de couleurs, structure de navigation générale peuvent rester proches, tout en modernisant la typographie, les espacements et les visuels.
Plugins indispensables : trouver l’équilibre entre fonctionnalités et légèreté
WordPress peut fonctionner quasiment nu, mais pour un site d’entreprise, quelques briques valent la peine d’être installées dès la sortie de migration :
- Un plugin SEO pour gérer titres, descriptions, sitemap XML, fil d’Ariane et fichiers robots.
- Un système de cache pour accélérer l’affichage des pages et soulager le serveur.
- Un gestionnaire de formulaires ergonomique pour les demandes de contact, de devis, d’inscription.
- Un module de sécurité pour renforcer la protection des accès et détecter des comportements suspects.
- Éventuellement un plugin e-commerce si la vente en ligne fait partie du projet (WooCommerce, par exemple).
L’important reste de ne pas multiplier les extensions juste « au cas où ». Chaque plugin ajoute du code, parfois des points d’entrée pour des attaques, et demande une veille. Mieux vaut un socle réduit mais maîtrisé. Pour certains besoins spécifiques, un article comme les astuces pour cacher certains plugins WordPress peut être utile lorsque l’on souhaite limiter ce qui est visible dans le back-office, notamment sur des sites gérés par plusieurs profils.
Une bonne pratique consiste à lister noir sur blanc les fonctionnalités réellement utilisées tous les mois, puis à passer en revue les extensions associées une ou deux fois par an. Celles qui ne servent plus peuvent être désactivées puis supprimées, ce qui allège le site et réduit la surface d’attaque.
Réinventer la stratégie de contenu avec les nouveaux outils WordPress
Avec Joomla, l’Atelier Morizet se contentait de quelques actualités annuelles. Une fois sous WordPress, l’équipe a pu lancer une véritable stratégie éditoriale : galerie de projets avec filtres par type de client, blog orienté conseils de décoration, fiches techniques pour accompagner les architectes partenaires. Le CMS ne crée pas la stratégie, mais il enlève des barrières.
Les types de contenus personnalisés, combinés à des taxonomies sur mesure (secteur, style, gamme), permettent d’organiser le contenu de façon plus intuitive. Chaque nouveau projet client peut suivre un modèle de page standardisé, avec photos, description du besoin, solution apportée, témoignage. Ce format régulier renforce la crédibilité, facilite la navigation et améliore le maillage interne.
De leur côté, les pages plus « business » (offres, services, devis) peuvent intégrer des blocs réutilisables, des extraits de témoignages et des appels à l’action testés A/B via des extensions compatibles. Ce qui était laborieux sous Joomla devient un terrain de test permanent sous WordPress, à condition de se mettre d’accord sur quelques règles et de suivre les résultats dans les outils d’analyse.
En fin de compte, une migration réussie n’est pas seulement celle qui se passe sans bugs visibles. C’est celle qui, six mois plus tard, a permis à l’entreprise de publier plus, mieux cibler ses audiences et générer davantage de contacts qualifiés.
Quelles sont les premières précautions à prendre avant une migration Joomla WordPress ?
Avant de toucher au moindre fichier, il faut réaliser une sauvegarde complète du site Joomla (fichiers et base de données), idéalement stockée en dehors de l’hébergement. Ensuite, mettre en place un environnement de test séparé du site en production, sur un sous-domaine ou un dossier isolé, pour y installer WordPress. Enfin, cartographier les contenus et les URL existantes à partir du sitemap ou d’un crawl, afin de préparer le plan de redirections 301 et vérifier qu’aucune page stratégique ne sera oubliée lors du transfert.
Pourquoi utiliser FG Joomla to WordPress pour le transfert site web ?
Un plugin comme FG Joomla to WordPress automatise les opérations les plus délicates de la migration : connexion à la base Joomla, importation des articles, des catégories, des médias, reconstruction des menus et réécriture des liens internes. Cela réduit fortement les risques d’erreur humaine, surtout sur les sites volumineux, et évite de devoir écrire des scripts SQL personnalisés. Le gain de temps est important, tout comme la sécurité apportée par un outil conçu spécifiquement pour ce type de conversion.
Comment limiter l’impact SEO d’une migration Joomla vers WordPress ?
Pour protéger le référencement, il faut d’abord choisir une structure de permaliens stable dans WordPress, puis établir un tableau de correspondance entre les anciennes URLs Joomla et les nouvelles URLs. Les redirections 301 doivent être mises en place avant l’ouverture au public du nouveau site. Un crawl avant/après et un suivi dans Google Search Console aident à repérer les erreurs 404, les pages non redirigées et les baisses anormales de trafic. Enfin, un passage sur les pages les plus importantes permet d’optimiser les titres, metas et liens internes pour tirer parti du nouveau CMS.
Que faire si une fonctionnalité Joomla n’a pas d’équivalent direct sous WordPress ?
Deux options principales existent. La première consiste à chercher une extension WordPress proposant une fonctionnalité proche, quitte à adapter légèrement les usages internes. La seconde mise sur un développement sur mesure, en s’appuyant sur les types de contenus personnalisés et les taxonomies de WordPress pour recréer le comportement nécessaire. Si la fonctionnalité est peu utilisée ou confuse pour les visiteurs, la migration peut aussi servir à la retirer et à simplifier l’expérience utilisateur plutôt que de tout reproduire à l’identique.
Quand peut-on supprimer définitivement l’ancien site Joomla après la migration ?
Mieux vaut conserver une copie du site Joomla accessible mais non indexée pendant quelques semaines, voire quelques mois, après la mise en ligne du WordPress. Cette copie sert de référence pour vérifier un détail de contenu, comparer un comportement ou récupérer une configuration oubliée. Une fois que le nouveau site tourne sans incident majeur, que le SEO est stabilisé et que personne n’a plus besoin de se référer à l’ancien CMS, Joomla peut être archivé hors ligne ou supprimé du serveur pour réduire la surface d’attaque et simplifier la maintenance.
